En RDC, le rythme de la croissance urbaine a été fort. Kinshasa, la capitale, regorge plus 10 millions d’habitants en 2018 contre 3,6 millions en 1990. Cette urbanisation rapide a entraîné des problèmes considérables, dont des logements inadaptés, une intensification de la pollution atmosphérique et un manque d’accès à des services et des infrastructures de base. Les investissements dans les infrastructures et les structures industrielles et commerciales n’ont pas suivi le rythme de la concentration de la population, tout comme les investissements dans le logement formel abordable.

Selon les estimations de 2016, plus de 65% de la population urbaine vivent dans des taudis. En moyenne, seuls 10 % des ménages évacuent leurs eaux usées à travers les égouts, les caniveaux d’eaux pluviales ou les puits perdus. La proportion des ménages utilisant des moyens sanitaires d’évacuation des ordures est de 64 % en milieu urbain contre 47 % en milieu rural. En outre, les dysfonctionnements physiques et économiques qui restreignent la fourniture de services publics empêchent les entreprises de tirer parti des bienfaits de l’urbanisation et nuit au bien-être collectif.