La RDC est l’un des pays les plus riches au monde en matière de diversité terrestre. Elle compte plus ou moins 155,5 millions d’hectares de forêts, soit à peu près 67% du territoire national et un sol arable d’une superficie estimée à 80 millions d’hectares. Mais des pratiques tant traditionnelles que modernes entrainent une rupture de l’équilibre environnemental. Equilibre indispensable à la protection des sols, des forêts et des espèces végétales et animales menacées d’extinction.

La couverture forestière est passée de 67,30% en 2015 à 67,16% en 2016, soit une perte estimée à 0,2% par an. Les raisons d’un taux aussi faible sont à trouver dans l’effondrement de l’industrie du bois d’œuvre durant la guerre civile et dans une infrastructure mal développée et endommagée par la guerre. Mais le 0,2% équivaut à plus ou moins 311.000 hectares par an. Cela représente la septième plus grande perte annuelle de forêt à l’échelle globale. La gestion durable de l’immense diversité biologique de la RDC est donc un défi énorme à relever, surtout face au besoin croissant de la population en énergie et sols arables.