L’atteinte des ODD à l’horizon 2030 requiert le renforcement du partenariat mondial. Il s’agit de mobiliser des moyens nécessaires à la mise en œuvre des ODD grâce à un partenariat mondial revitalisé. Ce partenariat devra faciliter un engagement mondial fort au service de la réalisation de tous les objectifs et cibles, rassemblant toutes les parties prenantes. Il se focalise sur cinq principaux domaines : les finances, la technologie, le renforcement des capacités, le commerce et les questions structurelles.

En ce qui concerne les finances, en dépit de quelques performances, la pression fiscale de la RDC reste l’une des plus faibles de l’Afrique subsaharienne. Elle s’élève à 11,7% en moyenne entre 2009 et 2018 contre une moyenne de l’Afrique subsaharienne de plus ou moins 20%. En l’occurrence, étant riche en ressources naturelles, la RDC devrait avoir une pression fiscale comparable aux pays exportateurs des ressources naturelles, soit 30% en moyenne, à l’instar du Botswana et de la Namibie.

Par ailleurs, la RDC reçoit plusieurs apports en termes des ressources extérieures. Ces apports se font dans le cadre budgétaire mais aussi sous forme d’Aide Publique au Développement (APD). En ce qui concerne les apports budgétaires ou les recettes extérieures, ils ont sensiblement baissé au cours des cinq dernières années. Ils sont passés de 20,66% en 2005 à presque nuls en 2018. Pour ce qui est de l’APD, elle a aussi significativement baissé. En 2010, l’APD équivalait à plus de 50% du budget national contre moins de 25% en 2018.

Pour les autres domaines du partenariat, le tableau de la RDC n’est pas tout à fait satisfaisant. En effet, malgré la forte croissance de la téléphonie mobile, l’innovation, considérée en termes d’adoption des nouvelles technologies, reste moins florissante. En outre, la RDC ne participe pas du tout dans le commerce mondial. La part de ses exportations n’est que de 0,04% en moyenne. En omettant les mines, cette part est quasiment nulle. Toutefois, le pays s’est engagé à mener des reformes, nouer des partenariats gagnant-gagnant et renforcer ses capacités notamment dans la planification stratégique et statistique, nonobstant des obstacles rencontrés.