Il est évident que la paix, couplée aux institutions efficaces qui luttent contre la corruption et les mauvaises pratiques constituent une condition sine qua non pour un développement durable. En RDC, malgré des avancées significatives, les conflits armés ou d’autres formes de violence continuent de provoquer des souffrances indicibles. En 2017, 5 congolais sur 100.000 sont morts à cause des conflits contre 2,17 en 2016. La proportion de la population victime de viol, bien qu’en baisse, reste toujours préoccupante, soit 39 congolais sur 100.000. Les violences sexuelles ne cessent de croître, passant de 1,64 personne pour 100.000 en 2011 à 5,38 en 2015. Plus de 40% des congolais considèrent le fait de marcher seul dans leur zone de résidence présente des risques.

Par ailleurs, les progrès réalisés pour promouvoir l’état de droit et l’accès à la justice sont inégaux. La confiance des congolais dans les institutions est faible. En 2016, seuls 29% de congolais jugent leur dernière expérience avec un service public satisfaisant. En sus, la corruption reste endémique. En 2016, 70% de congolais disent avoir eu affaire avec un agent public auquel ils ont versé un pot-de-vin ou qui leur a demandé un pot-de-vin. Toutefois, des améliorations ont eu lieu, quoique lentement, en termes de réglementations visant à favoriser l’accès public à l’information et à renforcer les institutions qui veillent au respect des droits de l’homme au niveau national, avec notamment la mise en place de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).