La RDC connait un déficit important en termes d’infrastructures, particulièrement celles relatives aux transports. A ce jour, moins de 10% des routes sont praticables durant toute l’année. Plus d’un Congolais sur deux (54,5%) font plus d’une heure de temps pour faire jonction avec une route asphaltée ou bitumée. Cette moyenne montre le degré d’enclavement des plusieurs territoires du pays et cache, en outre, des fortes disparités provinciales.

Le déficit en infrastructure n’est pas sans conséquence sur le développement industriel du pays, particulièrement de la manufacture. Cette dernière ne représente que 12% du PIB en 2017, soit moins de 11 USD par habitant. Les répercussions sont éloquentes notamment en termes d’emplois créés. L’emploi dans la manufacture ne représente que moins de 7% de l’emploi total. Aussi, il est admis que le développement industriel et une bonne offre en infrastructure requièrent un investissement dans l’innovation, notamment dans les NTIC, pour un maximum d’efficacité. Concernant particulièrement la téléphonie mobile, la RDC a enregistré des avancées significatives. La propension d’adoption des nouvelles technologies est aussi appréciable, avec notamment la 3G et la 4G. A ce jour, plus de 50% de la population congolaise ont accès à un réseau mobile.