Sans réduction significative des inégalités, il est impossible à la RDC d’atteindre le développement durable. Promouvoir davantage d’égalité des chances et la réduction des inégalités de revenus, ainsi que celles basées sur le sexe, l’âge, le handicap, la race, la classe, l’ethnicité et la religion, doit constituer une priorité pour le gouvernement. Cela signifie que les revenus et le bien-être des couches les plus pauvres devraient augmenter plus rapidement que les autres couches.

En RDC, malgré quelques avancées, les écarts de revenus ne cessent d’augmenter. Les seules données existantes, issues de l’enquête 1-2-3 de 2012, montrent que les revenus des 40% les plus pauvres augmentent moins vite que les autres couchent. Cette situation est, entre autre, due au niveau faible de salaires. Ils ne représentent qu’environ 3% du PIB, preuve d’une faible redistribution des revenus. Les femmes restent la couche de la population qui subit le plus les inégalités. Le salaire horaire moyen de la femme ne représente que 53,6% de celui de l’homme dans l’ensemble du pays.