Malgré des faibles progrès obtenus, la sécurité alimentaire reste préoccupante en RDC. Plus de 55% des congolais sont sous-alimentés, 10,8% et 8,5% sont dans une situation d’insécurité alimentaire modérée et une insécurité alimentaire grave/sévère. Ce tableau devrait s’assombrir davantage étant donné des conflits récents (Kamwena-Sapu, confit entre les Twa et les Bantous au Tanganyika en 2017, etc.), les aléas de la nature (par exemple, l’invasion des criquets), le recul de l’engagement public dans le secteur agricole. En effet, les dépenses agricoles publiques représentent 0,69% des allocations budgétaires totales en 2018 contre 1,77 en 2017.

Par ailleurs, le déficit en infrastructure de desserte agricole, le dysfonctionnement des marchés, la pauvreté des petits exploitants agricoles, le non-accès à la technologie et des problèmes fonciers sont autant de facteurs qui plombent la création d’un secteur agricole dynamique et productif qui renforce la sécurité alimentaire.