La RDC dispose d’un cadre juridique visant à promouvoir, faire respecter et suivre l’application des principes d’égalité des sexes et de non-discrimination fondée sur le sexe, à rendre public le montant des ressources allouées à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes depuis des années. En dépit de ce qui précède, le pays est toujours caractérisé par des inégalités entre les sexes, qui ne cessent de défavoriser les femmes et de les priver de droits fondamentaux et de perspectives favorables. D’après les données recueillies, la proportion des femmes siégeant au Parlement a connu recul, passant de 10,60% en 2014 à 8,9% en 2017. Les femmes occupant les postes de direction sont de moins en moins nombreuses, car leur proportion est passée de 30% à 11,9% pour la même période.

La rectification de 2014 du cadre juridique (y compris le droit coutumier) garantissant aux femmes les mêmes droits que les hommes en matière d’accès à la propriété ou au contrôle des terres n’a pas non plus réduit significativement les discriminations : en 2016, la proportion des femmes agricoles ayant des droits de propriété ou des droits garantis sur des terres agricoles se situe à 53,85%. Ce taux est approximatif aussi bien pour la population féminine agricole urbaine (52,30%) que rurale (55,40%).