La conservation et l’exploitation durable de nos ressources halieutiques nécessitent la mise en place de stratégies et programmes de gestion efficace pour lutter contre la surpêche et la pollution des eaux tant au niveau du littorale qu’à nos plans d’eaux intérieures. La création des aires protégés, le renforcement des capacités de recherche et le financement des sciences océanographiques ainsi que l’étude des écosystèmes d’eau douce sont des mesures urgentes à prendre pour la conservation et la protection des écosystèmes aquatiques.

La particularité de la RDC par rapport à cet ODD, est qu’elle a beaucoup plus d’écosystèmes d’eau douce qu’océanique. La RDC n’a que 40 Km de littoral sur l’océan atlantique. Le réseau hydrographique est composé de trois bassins, à savoir : bassin du fleuve Congo, bassin du fleuve Shiloango et bassin du fleuve Nil. Ces trois bassins parsèment environ 98% de la superficie du Pays et regorgent un important potentiel halieutique. La proportion de stocks de poissons se situant à un niveau biologiquement viable était de 707.000 tonnes en 1986, année d’élaboration du Plan Directeur de Développement de Pêche. Par manque de moyen financier et technique, les stocks de poissons n’ont jamais été mis à jour, ainsi que l’évaluation du niveau de pollution de nos eaux.